
Passée la stupeur, temps de la réaction.
Déjà au village, ont fleuri les panneaux hostiles aux éoliennes et l'ambiance de ce petit village est devenue pesante. Certains en font une affaire personnelle.
Une association s'est montée et fait signer une pétition
L’association http://vent-de-trizac.fr/
Sur Facebook https://www.facebook.com/pg/ventdetrizac/posts/?ref=page_internal
Pour ma part j'ai rédigé une lettre à l'attention du maire et du conseil municipal, la voici
A Madame le Maire, et au Conseil Communal de Trizac
Concerne : projet d’un parc éolien sur le plateau de Trizac
Lorsqu’on m’a parlé d’un projet d’un parc éolien sur le plateau au centre duquel je me trouve, j’ai cru à une blague avant de constater, à la vue du panneau posé aux 4 chemins, et du « journal de l’éolienne » trouvé en Mairie, que tout ceci était une réalité.
Il me revient de diverses sources que l’impact de la décision d’approuver ce projet est de nature à diviser profondément la population trizacoise.
Après examen, il m’apparait en effet que ce projet semble avoir été mené en concertation avec le porteur de projet, une micro filiale d’une société canadienne, la Mairie et les propriétaires et exploitants des lieux visés par l’implantation, sans aucune information aux autres habitants
Bien sûr à ce stade il ne s’agit que « d’un projet d’études », mais en l’autorisant vous avez ouvert la boite de pandore !
Et il y a bien plus qu’un projet d’étude, celui- ci ne cherche qu’à valider des hypothèses de travail et d’ailleurs les contrats emphytéotiques secrets (pourquoi ?)ont déjà été signés, avec des propriétaires et exploitants qui résident en grande partie hors de la commune ou du département. Certains n’ont d’ailleurs aucune « chance » d’avoir un jour une éolienne, qui le leur dira et pourquoi leur a-t-on fait signer ?
Seulement il y a problème avec l’accord de principe donné, il ne s’agit pas d’autoriser l’érection d’un bâtiment agricole ou équivalent, il s’agit d’impacter visuellement et durablement des milliers de personnes, non seulement ceux de Trizac et diverses communes du Cantal, mais aussi ceux du Puy de Dôme, sur le versant sud du Sancy et aussi tous les touristes. Plus encore, la mise en œuvre de ce projet (la phase des travaux) va impacter lourdement la vie de nombreux habitants de Trizac et autres villages alentours.
Ce genre de projet ne peut se faire que s’il y a une adhésion sociale autour.
De ce que j’entends c’est l’inverse qui se produit et c’est la division qui s’installe, les « pour », les autres « contre » et les « ne se prononce pas ».
Il semble qu’à ce jour seule la voix charmante du porteur de projet ait été écoutée. Seulement comme dans tout, il y a 2 aspects (les avantages et les inconvénients) et il me semble qu’il est du devoir du conseil communal d’examiner ceux-ci et de les communiquer, afin que la population souveraine décide de son avenir.
Ainsi en points positifs, et les seuls que nous ayons détectés, il y a l’argent.
En points négatifs aucun mentionné par le porteur de projet!!
Il est donc de mon devoir de vous en parler ici :
Imaginiez-vous le Césallier, les Cévennes, les Causses ou d’autres sites préservés un jour peuplés d’éoliennes ? Moi non et pourtant c’est en passe de se réaliser…moi qui la parcoure du Nord au sud depuis 10 ans, je vous le dis, la France se défigure !
Le plateau de Trizac est-il à sacrifier sur le même autel, lui qui ne leur doit rien en rivalité, qui est unique dans sa préservation, au point que peu de recherches ont été effectuées sur son milieu de tumulis (notamment sur la montagne de Freydefont), témoins de son riche passé. Moi qui suis sur « la route de la reine blanche « (la route du sel) vestige du moyen âge, je mets toutes mes forces en route pour dire non.
Si, il y a plus de 50 ans, les Parcs Naturels Régionaux ont été imaginés, c’était pour éviter entre autre, ce qui risque d’arriver avec ce projet d’éoliennes, à savoir la destruction des plus beaux paysages de France. Mais le politique fait fi de cela utilisant les mêmes mauvaises raisons que celles qu’on a employées par le passé en invoquant le « progrès », et en changeant les lois comme il lui convient et sous la pression des lobbies . Il a ainsi abandonné son rôle pour le laisser au seul(e)s Maires et Préfets, ce qui revient à un déni de responsabilité !
Non des éoliennes dans un Parc Naturel Régional ne sont pas un mal nécessaire, absolument pas ! Dans divers Parcs Naturels Régionaux une concertation a été mise en place, et il est vraiment dommage que pour le Parc le plus étendu de France, à cheval sur 2 départements, rien de pareil n’ait été mis en place, du moins à ma connaissance.
La ZDE (abandonnée) et le SRE Auvergne existant, excluent tous 2 l’éolien sur Trizac ! Pourquoi ne pas l’avoir détecté ?
Il me revient que le conseil communal n’a qu’un pouvoir d’avis. Vous savez qu’il peut bien plus, surtout s’il s’agit de dire non et il n’y a que 2 lettres de différence avec le oui.
Je me dois de vous écrire cette lettre car comment pourrais-je justifier auprès de mes enfants, petits-enfants, qu’un jour je ne me suis pas opposé de toutes mes forces à la construction de ces mats défigurant ce paysage somptueux du plateau de Trizac, visible depuis les monts du Cantal, du massif du Sancy, du Château d’Apchon et sur lequel je me suis installé.
Car à dire vrai, le Cantal, qu’est-ce donc si ce n’est un pays constitué de sa population et de ses paysages ?
Et le tourisme n’existe qu’à cause de cela, un tourisme essentiellement vert, qui attire des randonneurs, promeneurs ou simplement découvreurs de paysages, en voiture, à moto ou camping-car.
(le promoteur du projet va jusqu’à affirmer que les éoliennes attirent les touristes, qui peut croire cela ? Demain seuls les PNR intacts seront encore les destinations de choix)
Laisser faire cet acte criminel contre la nature qu’est l’implantation d’éoliennes dans un tel lieu protégé ne peut s’expliquer que par une chose : le pouvoir de l’argent.
Regardons de quel argent parle-t-on ?
Au propriétaire du terrain : s’agit-il de l’argent en rapport avec le préjudice. Si on prend la valeur actuelle d’achat (arrondie) de 10.000eur l’ha, ce serait la somme à payer au propriétaire, pour le priver d’1ha si le projet était d’utilité publique et qu’il s’agissait d’une expropriation. Mais au lieu de cela on en promet 20 fois plus, pour un projet privé sans toutefois en devenir propriétaire…
pourquoi autant d’argent? Pourquoi ? Et ces promesses seront-elles tenues, qui a relu ces contrats et sont-ils légaux?
Et pourquoi aussi accepter de payer de juteuses taxes aux collectivités dont les instances sont chargées d’autoriser le projet ??
Le seul mot qui existe est corruption. Il s’agit de corrompre le jugement de personnes qui, jamais ne vendraient leur âme et leurs paysages autrement.
Le comble c’est que cet argent provient des utilisateurs d’électricité qui payent ainsi plus cher qu’ils ne devraient et que cela est organisé par une loi.
L’argent est la seule explication au fait d’accepter un tel projet, mais quelle est la valeur de la destruction d’un tel paysage à jamais ?
Soyons de bons comptes, pour construire une seule éolienne, il faut excaver près de 600 M3 et les transporter quelque part, couler un socle de béton de 1000 tonnes armé de ferrailles.
Pour accéder à la zone, il faut créer des voies d’accès, élargir des routes pour permettre le passage de convois « vraiment » exceptionnels (plus de 40m de long). Chaque pale est aussi longue qu’un airbus A320 !
A dire vrai je ne vois pas par quelle route on pourrait arriver à Trizac ! La question a-t-elle été posée, et les communes concernées contactées ?
Ceci sans compter le bruit, les engins de chantier, de levage, les véhicules légers des architectes, ingénieurs, contrôleurs etc..
Il est également entendu qu’il faudra enterrer la ligne électrique jusqu’à la première conduite de 20.000 volts soit sur près de 15km ( !) et cela à charge de qui ?
Ceci nous amène à plusieurs centaines de camions par trajet, et par éolienne.
A l’issue de la première période d’exploitation (de 20 ans qui sera prolongée si cela est profitable) et au cours de laquelle une augmentation du nombre d’éoliennes sera demandée (comme à Allanches ou Ally bientôt 50 !) -c’est d’ailleurs la raison de réserver une zone de 6KM sur 2 à Trizac ! -, puis accordée, le démantèlement et la remise en état du lieu qui est imposé par la loi, les mêmes trajets une seconde fois !
(sauf que la garantie légale de 50.000eur revient à demander à 1 homme de tout démonter et transporter à main nue en un an !) ou alors c’est qu’on se contente de démonter la partie visible, et de laisser socle en béton et la conduite souterraine en place ; après vérification c’est en effet de cela qu’il s’agit. En ce cas on doit parler d’un projet de nature permanente ! (en Belgique la garantie est de 80.000Eur, soit 60% de plus.. avec enlèvement du socle… sauf qu’il en faudrait plutôt 400.000Eur, voir annexe 1)
Cela c’est l’ensemble des trizacois et des communes avoisinantes qui vont le subir.
Alors laissons içi le premier argument fallacieux : une éolienne n’est pas respectueuse de l’environnement, ni écologique, car l’écologie c’est aussi les paysages, c’est aussi de ne pas générer de nouveaux déchets et non la fibre de verre ne se recycle pas, contrairement aux affirmations du porteur de projet, elle est incinéré à 600°c
La vérité est qu’une éolienne peut produire de l’électricité avec le vent, énergie renouvelable et intermittente, mais à quel prix environnemental ?
Car Il faut comprendre qu’une éolienne ne tourne au mieux qu’à 25% de sa capacité nominale (Puissance annoncée, donc elle est là 365 jours par an et ne produit réellement que 90 jours, soit 1 jour sur 4 !) Et le foisonnement, le fait de profiter de l’électricité produite dans d’autres régions ne représente que 5% de la puissance totale installée. Et cette énergie déficiente devra venir d’autres centrales, nécessairement non nucléaires car ces dernières n’ont pas la flexibilité de modifier leur production instantanément. Il faut nécessairement d’autres sources de production telles des centrales à gaz, à hauteur de 15 à 20 % de la puissance éolienne totale installée.
Il me revient qu’un projet pareil d’éoliennes avait vu le jour à Trizac en 2007 puis tombé à l’eau. Avez-vous examiné les raisons ?
Lorsque j’ai acheté en 2010 à Tronc-Soutro, c’était confiant qu’il n’y aurait pas de voisins ni d’éoliennes car c’est une zone protégée. D’autant que les éoliennes du côté d’Allanche avaient choqué de nombreux cantaliens et tout le monde m’avait assuré que le Cantal ne céderait plus, hélas..
Demain mon bien perdra de sa valeur, comme pour tous les propriétaires à Trizac et alentours, sans compensation aucune. Je peux oublier tout projet touristique de faire partager mon expérience d’habitation « hors réseaux » et des solutions mises en place, de l’utilisation de matériaux naturels sains et en filière courte, et cela dans une très vieille grange (18eme), d’évoquer la culture celte et de ceux qui déboisèrent cette planèze pour s’y installer.
Comme dit dans la brochure explicative du scénoparc-io ( projet basé sur des hypothèses qu’un enfant de 12 ans aurait pu démonter…), ce paysage n’a quasi pas changé depuis le néolithique…. Pas tout à fait vrai, on aurait pu dire Moyen-âge pour le sol défriché laborieusement, et le 19eme pour les burons qui peuplent le plateau.
Qui veut aujourd’hui s’engager à détruire tout cela ?
Pour ma part je n’en veux pas aux agriculteurs, ni aux élus qui sont pour faire rentrer de l’argent pour leurs collectivités. Seulement il faut accepter que c’est se faire acheter son cœur cantalou et sa raison auvergnate !
Si comme les agriculteurs, on vit de peu, comment résister à de telles propositions de multiplier leurs gains annuels par le nombre d’éoliennes ?
Mais irez-vous leur dire que le prix qu’on leur propose est dérisoire et qu’on les achète à pas cher ? Le prix octroyé par éolienne, c’est 20.000eur par an, et ce, indistinctement de la production de l’éolienne, et chez vous que vous propose-t-on? Et est-ce fonction du rendement ?
Avez-vous vérifié que les rentes promises seraient actualisées ou est-ce en argent d’aujourd’hui ? Car avant que ce projet ne puisse voir le jour, en comptant tous les recours administratifs, il ne faudra 10ans ou plus. D’ici là, la commune aura dû trouver de nouvelles formes de financement et sans doute été intégrée dans une communauté de communes, de même que son budget. Et l’argent promis, qui n’arrivera donc jamais directement à la commune, il est garanti par qui ? Sachez qu’une pratique connue est de faire transiter ces contrats par une micro société « vide », destinée à être mise en faillite le jour venu.
Si on excepte l’argent, quel motif peut-on trouver à tel projet à tel endroit ?
Ne confondons pas tout, je suis pour les énergies renouvelables et à Tronc-Soutro je suis hors réseaux et autonome en énergies.
Il est curieusement à noter que l’ABF s’est opposé formellement en 2012 à l’implantation d’une éolienne domestique de moins de 12m chez moi au motif de la préservation du patrimoine,
« aspect extrêmement paysageux (sic)« (ceci confirmé par la DDT), et demain on autoriserait, à devant chez moi et sur potentiellement 180° de ma vue, des éoliennes industrielles de 90m de haut, plus les pales soit plus de 130m!! Et je devrais ne pas réagir ?
Fini les beaux couchers de solei l et la nuit, les flashes lumineux de sécurité dans le ciel m’interdiront toute observation céleste, Merci !
Pour ma part, j’ai posé un aérographe pour mesurer le vent sur de longues périodes, et conformément aux cartes existantes, le site n’est pas favorable pour 2 raisons : Absence de force du vent sur des durées longues et changement fréquent de direction. Cela ne convient pas aux éoliennes à axes horizontal qui sont majoritairement utilisées pour les éoliennes industrielles, mais plutôt à celles à axe vertical.
(Bien sûr, je tiens compte du gradient du vent qui fait que plus on s’élève moins le vent est freiné par le sol)
En fait c’est une des zones les plus défavorables de France si on regarde cette carte de l’ADEME!

Le but de ce projet n’est pas de produire de l’électricité mais de gagner de l’argent !
c’est une évidence.
Le porteur du projet :
Boralex SAS, filiale d’une société canadienne:
SIREN 424 442 762
Activité (Code NAF ou APE) Fonds de placement et entités financières similaires (6430Z)
Forme juridique RCS SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Qui possède à ce jour une centaine d’établissement secondaires, 1 par parc…
Faut-il commenter d’avantage ???

Madame, nous avons une responsabilité qui est de préserver ces paysages et de nous opposer à tout ce qui pourrait les détruire.
Il me revient qu’une éolienne serait belle et bien intégrée dans le paysage !
Soyons sérieux, seule la nature est belle, les constructions de l’homme sont au mieux….esthétiques. En ville, près des décideurs, on est capable de trouver beau un HLM… faut-il commenter cela ? C’est pour cela que la Commune est en première ligne pour s’opposer à ces édifices.
Lorsqu’on parcoure ce plateau, les burons qui le peuplent en agrémentent le paysage et témoignent de son passé récent. A quel titre ces burons sont-ils considérés comme des bâtiments non destinés à l’habitat ? Je ne parle pas des granges, ou des burons en ruine, mais bien des burons qui sont nombreux à avoir leur toiture en état, leur cantou, porte et fenêtre. Aucune éolienne ne devrait pouvoir y être implantée à moins de la distance légale (et ridicule de 500m)
« La délivrance de l'autorisation d'exploiter est subordonnée à l'éloignement des installations d'une distance de 500 mètres par rapport aux constructions à usage d'habitation », artL553-1 du code l’environnement ;
Nier le fait qu’un buron est destiné à l’habitat des buronniers, c’est nier ses racines.
Pour ma part, j’insisterai en plus sur le respect de la règle reconnue pour la santé et la sécurité : Celle des 10H (soit une distance des habitations égale à 10 fois la hauteur en bout de pale de chaque éolienne) et il y a la place pour cela !
Enfin j’en termine avec le fait que vous n’ignorez pas qu’il s’agit d’une zone RTBA, la R593B, dans laquelle sont autorisés les vols militaires à très basse altitude (1000ft sol soit 300m) S’agissant d’un des 2 seuls couloirs nord/sud de France et d’une des seules zones de montagne en RTBA, je doute que les militaires accèdent de bon cœur à cette demande. Et s’ils le faisaient sous la pression des politiques, ils n’autoriseraient que des éoliennes de 90m maximum de mat en réduisant toutefois la marge de sécurité des pilotes de moitié, et donc en doublant leur risque vital.
Pour mieux saisir la réalité des chiffres de l’éolien, lire le rapport RTE qu’on ne peut soupconner de partialité !
http://www.rte-france.com/fr/article/panorama-de-l-electricite-renouvelable (
dont quelques chiffres rassemblés en annexe 2
En annexe 3, et en attendant que Vous alliez visiter un parc éolien et de préférence un jour ou le vent est de 45KM et plus hors rafales, tel celui
d’Allanches http://www.thewindpower.net/windfarm_fr_18971_allanche.php
ou de Bajouve http://www.thewindpower.net/windfarm_fr_22761_bajouve.php
Vous trouverez en annexe des photos prise sur un parc éolien récemment installé http://www.thewindpower.net/windfarm_fr_19770_mige-escamps.php comme il y en a de plus en plus. Il est depuis peu opérationnel et vous lirez avec attention le panneau indicatif placé à l’entrée, c’est édifiant.
Et une vidéo à visionner : https://youtu.be/2799fag2WvA
Résumons-nous :
Il n’y a aucun sens à implanter un parc éolien sur le plateau deTrizac ni même au Cantal, voire en Région Auvergne Rhône-Alpes
car le plateau de Trizac :
- est situé au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne qui a, par définition, le devoir de préserver sa nature, sa culture dont les burons sont partie prenante et ses paysages. Si cela devait se faire, il faudrait à tout le moins le consentement des autres communes du PNR, puisqu’il risque de perdre par la sa qualification.
- ne fait pas partie des zones favorables du SRE (Shéma Régional Eolien) Auvergne
- est proche de zones Natura 2000, et l’impact visuel des éoliennes dépassera ce que les lois avaient pu prévoir à l’époque, se contentant de l’impact au sol.
- comporte de nombreuses zones humides, aux sources de la Sumène, du Violon, du Civier et du ruisseau de Marcombes, sans compter les sources captées ; Il est aussi un riche lieu archéologique (tumuli) quasi inexploré.
- est à vue du Château d’Apchon, du col de Néronnes reliant Salers au Puy Mary, des monts du Cézallier, du plateau de l’Artense, du massif du Sancy et de divers GR prestigieux tel le GR400 et d’autres sucs et puys
- Le plateau de Trizac est proche d’un grand site de France, qui sera affecté par une telle implantation et pour les mêmes raisons. (et qui perdra de ce fait ses subventions européennes)
- est dans une zone militaire RTBA (Réseau à Très Basse Altitude) la 593B
- comporte de nombreux burons en état qui doivent être considérés comme bâtiments destinés à l’habitat excluant la cohabitation d’éoliennes
- est situé dans une zone défavorable au niveau de l’aérologie (vents changeants et absence de puissance)
- est d’un accès difficile voire impossible aux convois vraiment exceptionnels (plus de 45m) tels que requis par un tel projet et très éloigné des grandes routes (60km) et éloigné (15km) du réseau électrique pour s’y raccorder
Ni au Cantal car celui-ci
- est un des seuls départements producteurs d’énergie non-nucléaire et à plus de 90% renouvelables et qui soit exportateur d’électricité.
- l’électricité ainsi produite irait hors du département
- a déjà sacrifié une commune (celle de Saint-Pierre) à l’énergie nucléaire des autres…
- a également sacrifié une de ses plus belles lignes de chemin de fer et ainsi son désenclavement pour le barrage de Bort et sa production d’électricité.
Ni même en Région Auvergne Rhône-Alpes car la région -à son niveau -dépasse déjà aujourd’hui (39,4%) l’objectif national 2030 de 32% d’ENR (énergies non renouvelables)
Au vu de tout cela, vouloir malgré tout implanter un parc éolien à Trizac relève de quelque chose de machiavélique, puisqu’à priori cela devrait être un refus catégorique par toutes les instances:
On veut acheter à pas cher l’implantation d’un mauvais parc éolien en sacrifiant un lieu unique et splendide pour satisfaire aux « normes » de production, alors que ce n’est pas un projet porté par la collectivité, mais un projet d’enrichissement personnel, une simple opération financière.
Oui, Madame le Maire, Vous avez le pouvoir de dire « non »,
Oui Vous avez le devoir de dire « Non » de toutes vos forces.
Si Vous le pouvez maintenant pour les raisons exposées plus haut, faites-le, avant que les esprits ne s’échauffent de trop.
Pour ma part je m’opposerai de toutes mes forces, par cœur, raison et sans haine.
Fait à Trizac le 14 août 2017
Cordialement
Annexe 1 : Devis de démantèlement d’une éolienne, en laissant les fondations, daté de 2014

S’il faut 1.500.000Eur/MW pour construire une éolienne, qui peut croire qu’on peut remettre le site en état pour 2% de cet investissement ??
Une fois le promoteur disparu et les 50.000eur de caution utilisés, qui est responsable du solde pour le démantèlement ?
Réponse :
Le propriétaire du terrain….
Et cela en vertu du contrat de bail emphytéotique qui l’a rendu propriétaire des constructions…(et promesse de bail vaut bail !)
Annexe 2
Les vrais chiffres de l’éolien suivant RTE
(Réseaux Transport Electricité)
(source RTE, « panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2017 ») en extrayant ce qui concerne la Région Auvergne Rhône-Alpes
La production « énergies renouvelables » sur une année glissante, mars 2016 à mars 2017
35,9% vient de l’hydraulique
1,3% de l’éolien
1,2% du solaire
1% des bioénergies
Soit un total de 39,4% d’énergies renouvelables, l’objectif 2030 étant de 32% pour la France !
Aujourd’hui la région contribue à 28% du renouvelable français.
L’éolien en région Auvergne Rhône-Alpes ne représente donc qu’1,3% de la production d‘électricité, et à un taux de charge (production à capacité nominale) de 22% (*)
(soit 88% du temps les éoliennes ne produisent pas !)
et en moyenne la production de ces éoliennes est de 4,6%.
(*)Puissance installée 447mW, production théorique =447x24hx365jours = 3.915.720MWH ou 3916GWH
Electricité produite 867GWH, soit 867/3916 = 22,1% (le rapport rte avec ce chiffres donne 23,4%…)
Annexe 3 : exemple d’un nouveau parc éolien à Migé Escamps :






